Surpriiiiiiiiiiiiiiiiise ! Eh nan, dizouley c'est pas une surprise party ! >_<

Surpriiiiiiiiiiiiiiiiise ! Eh nan, dizouley c'est pas une surprise party ! >_<



Vous faites un pas en avant, marquant le sol poussiéreux d'empreintes de votre passage. Alors que vous êtes au milieu de la pièce, la porte se met en branle et se referme d'un coup sec. Le problème, c'est que vous n'y êtes pour rien. La porte désormais fermée vous dérobe au regards de vos amis, et leurs cris d'encouragement ou de défis, c'est selon (après tout, c'est vous qui choisissez vos amis), cessent de vous parvenir. Vous êtes seul(e). Vous haussez les épaules. Allons donc ! Ce n'est qu'une vieille baraque délabrée ! Vous tentez d'ouvrir la porte, malheureusement elle ne semble pas décidée à vous obéir. Peut-être ne laisse-t-elle vraiment entrer qu'une malheureuse victime tous les trente ans comme le veut la rumeur qui circule dans les cours de récréation entre deux blagues carambar ?
Un claquement sec vous fait sursauter. Un chandelier désuet vient de s'allumer, et la petite flamme dansante semble vous narguer. Vous distinguez mieux la pièce, ses murs nus à l'exception du cadre, sa crasse apparente. Pouah ! Vous froncez le nez de dégoût ! Diantre ! ne connaissent-t-ils pas l'aspirateur, cette invention de génie ? Quelle négligence !
- C'est bon ! criez-vous. J'ai compris ! Sortez de là, c'n'est plus drôle !
Seul le silence vous répond. Va falloir vous y faire. Vous êtes seul(e).


Seriez-vous un adorateur du dieu aspirateur, un maniaque du ménage?

# Posté le vendredi 30 décembre 2005 14:59

Modifié le mardi 25 mars 2008 09:55

J'me sens comme l'aventurier d'Indochine, ouai !

J'me sens comme l'aventurier d'Indochine, ouai !


Droit devant vous, s'offre au regard un long corridor s'enfonçant dans les entrailles du manoir. Charmante métaphore, n'est-ce pas? Car cette maison semble presque vivante. Vous vous attendez presque à entendre le sourd et lent battement d'un c½ur géant. Néanmoins, vous ne pouvez rester derrière la porte comme un con, alors vous vous enfoncez dans les ténèbres du couloir d'un pas qui se veut décidé, mais en réalité rendu tremblant par votre terreur croissante.
Alors que vous cheminez dans le noir, quelque chose vous frôle soudainement le visage. Réprimant un cri d'horreur qui vous aurait évidemment rendu ridicule, vous battez l'air de vos bras dans l'espoir de faire fuir ce que vous prenez pour une chauve-souris. Bien entendu, vous vous faites déjà des films, imaginant cette sale bestiole s'accrocher à vos cheveux et y faire son nid. Au lieu de ça, c'est un papier qui rencontre votre main, un papier accroché à une corde. A ce moment, des chandeliers s'allument avec un craquement, éclairant le morceau de papier que vous tenez dans votre poing serré. Vous dépliez lentement vos doigts, vous demandant s'il ne s'agirait pas d'un message de l'au-delà. Esprit, es-tu là? Un rictus tord votre bouche. Bah voyons. Au moins ils (car aucun doute, vos amis ont investis les lieux et vous font une bonne blague) ont le sens du spectacle.
Sur le morceau de papier court une phrase, une seule, écrite à l'encre noire : vous la murmurez à vous même. "Que faîtes-vous dans ma maison?".





# Posté le vendredi 30 décembre 2005 15:05

Modifié le dimanche 08 juin 2008 12:43

C'est Blanche-Neige, aux cheveux d'ébène, aux lèvres couleur de sang, à la peau couleur de neige.

C'est Blanche-Neige, aux cheveux d'ébène, aux lèvres couleur de sang, à la peau couleur de neige.


"Y'en a surement cachés dans les coins", songez-vous en poussant une porte au hasard. En passant le seuil, vous traversez une toile d'araignée, ce qui vous arrache une exclamation de dégoût.
Vos pas laissent des traces dans la poussière du sol, assurément vos amis n'ont pas trouvé refuge dans cette pièce. La fenêtre, véritable trou béant dans le mur lépreux, dévoile un ciel capricieux. le crépuscule semble proche, idée très rassurante ! Vous examinez brièvement la pièce, au mobilier limité. En effet, on n'y voit qu'une chaise renversée sur le sol, une table très "banquet du moyen-âge, avec troubadours et chevaliers". Bof, songez-vous. The Ring est bien plus effrayant.

La pièce d'en face est exiguë et vide, à l'exception d'un miroir. En riant vous vous en approchez. Grimaçant à votre reflet, vous murmurez "ô miroir, dis-moi qui est le/la plus beau/belle" en vous remémorant vos terreurs enfantines, quand la sorcière de Blanche Neige vous effrayait encore. Le miroir est grand, avec un cadre d'argent somptueux, mais la glace est piquetée comme la main d'un vieillard.
"Approche" semble vous dire votre reflet. Vous obéissez de bonne grâce. Vous rebroussez chemin à toute vitesse : l'espace d'un instant vous avez cru discerner dans les profondeurs de la pièce un visage exsangue aux yeux entièrement noirs vous retourner votre regard, et s'apprêtant à poser sa main décharnée sur votre épaule.
De retour dans le couloir, vous diagnostiquez une overdose de crème glacée Haagen Dazc et de films d'horreur. Promis, demain, j'arrête de mater Halloween pour m'endormir, songez-vous alors.



# Posté le vendredi 30 décembre 2005 15:46

Modifié le dimanche 08 juin 2008 12:56

" Elle ne veut pas lâcher l'affaire...oh mon dieu, tu as nettoyé ici?" [Chandler à Monica]

" Elle ne veut pas lâcher l'affaire...oh mon dieu, tu as nettoyé ici?" [Chandler à Monica]

Une fois ces bonnes résolutions prises, vous vous tournez vers la porte suivante, songeant qu'avec un décor pareil, les hallucinations sont prévisibles. Mais cette porte-là est fermée à clef. Tant pis, songez-vous, pragmatique. Bien sur, le McGyver qui sommeille en vous aurait peut-être pu la forcer, mais quel intérêt?
Quand vous étiez encore parmi les vivants, votre pote Nico avait compté au moins trois étages et vous songez qu'il est tant de vérifier. En effet vous êtes parvenu au pied d'un grand escalier aux marches poussiéreuses. Olala, pensez-vous avec un sourire, Monica de Friends serait heureuse ici ! Tellement de choses à nettoyer !
Vos pieds foulent d'un pas léger les marches de pierre, votre main frôle une rampe délabrée, des murs lépreux. En haut, il y a un autre couloir, faiblement éclairé à la bougie. Vos amis se sont démenés !
Il y a une porte en face de vous. Vous en poussez le battant. Il s'agit d'une chambre, avec un antique et monumental lit à baldaquin, aux tentures défraichies et poussiéreuses. Le tout est un subtil mélange de vieux bois et de rose bonbon écrasé, comme dit votre grand-père. C'est toujours mieux que le rose PQ des murs. D'un bond, vous vous jetez sur le lit, ça rebondit, c'est chouette (gateauuuu).
La tête posée sur l'épais oreiller de velours, vous admirez les tentures quand vous sentez une main s'emparer de votre pied. Mince, les imbéciles se sont planqué en dessous !
Attrapant un oreiller pour en marteler l'ami caché sous le lit, vous pâlissez à la vue de la main que entoure de ses doigts verdâtres votre cheville. Ou le maquillage est très réussit, ou la main de votre ami est gangrénée !
Un cri vous échappe, c'est votre voix mais vous ne la reconnaissez pas. Un à un vous détachez chacun des doigts qui retiennent votre jambe. La créature cède non sans un grognement de dépit. Jetant au loin votre oreiller, vous quittez la chambre au pas de course. Waouh, ça c'était de l'adrénaline !

# Posté le vendredi 30 décembre 2005 16:10

Modifié le dimanche 08 juin 2008 13:17

Sacrifice rituel dans la cuisine de Tatie Germaine.

Sacrifice rituel dans la cuisine de Tatie Germaine.


Bon, allez, faut pas se laisser décourager ! Vous réprimez un rire, persuadé que votre petite frayeur sera surement dès le lendemain sur youtube. Vous poussez une autre porte, et l'envie de rire se fait plus grande encore : n'est-elle pas comique la petite cuisine désuète qui s'offre à vos yeux hilares? Une casserole antique mijote sur le feu, vous vous approchez, persuadé que vos débiles d'amis se préparent de la barbe à papa ou quelque chose comme ça. Quitte à être le dindon de la farce, autant s'en mettre plein la panse.
Vous faites en pas en arrière, déconcerté par le liquide rouge et épais qui bout dans le récipient. On dirait du sang, songez-vous, dégoûté.
Quelle belle collection de couteaux de cuisine pouvez-vous admirer accrochée au mur, un véritable équipement de professionnel. Alors que vous vous approchez pour ouvrir le four, une main vous tire les cheveux, un bras vous ceinture. Les yeux exorbités, vous constatez qu'un couteau manque à l'appel, et, horreur, ce couteau voyageur se dirige vers votre gorge offerte. Les yeux révulsés, vous vous débattez, repoussant votre agresseur contre le mur. Pantelant, vous vous retournez pour faire face à celui-ci et manquez faire une crise cardiaque : votre ennemi n'est autre qu'un squelette ,à moitié désarticulé par sa chute, un squelette dont les orbites vides semblent vous fixer. L'humérus du cadavre est détaché du reste du corps et rampe vers vous, grimpant sur vous et tentant de happer votre nez. Repoussant le bras, vous prenez la fuite.

# Posté le vendredi 30 décembre 2005 16:32

Modifié le dimanche 08 juin 2008 13:29