Vous faites un pas en avant, marquant le sol poussiéreux d'empreintes de votre passage. Alors que vous êtes au milieu de la pièce, la porte se met en branle et se referme d'un coup sec. Le problème, c'est que vous n'y êtes pour rien. La porte désormais fermée vous dérobe au regards de vos amis, et leurs cris d'encouragement ou de défis, c'est selon (après tout, c'est vous qui choisissez vos amis), cessent de vous parvenir. Vous êtes seul(e). Vous haussez les épaules. Allons donc ! Ce n'est qu'une vieille baraque délabrée ! Vous tentez d'ouvrir la porte, malheureusement elle ne semble pas décidée à vous obéir. Peut-être ne laisse-t-elle vraiment entrer qu'une malheureuse victime tous les trente ans comme le veut la rumeur qui circule dans les cours de récréation entre deux blagues carambar ?
Un claquement sec vous fait sursauter. Un chandelier désuet vient de s'allumer, et la petite flamme dansante semble vous narguer. Vous distinguez mieux la pièce, ses murs nus à l'exception du cadre, sa crasse apparente. Pouah ! Vous froncez le nez de dégoût ! Diantre ! ne connaissent-t-ils pas l'aspirateur, cette invention de génie ? Quelle négligence !
- C'est bon ! criez-vous. J'ai compris ! Sortez de là, c'n'est plus drôle !
Seul le silence vous répond. Va falloir vous y faire. Vous êtes seul(e).

