REDRUM, REDRUM ! Daaaaaannny !

REDRUM, REDRUM ! Daaaaaannny !

Autre porte, autre décor : c'est cette fois une salle de bain qui vous évoque le film Shining, et la créature qui git dans la baignoire d'une des chambres d'hôtel. Vous frissonnez car, si Shining était presque drôle, dans l'atmosphère rassurante du salon de Léa, son souvenir est ici bien effrayant. Et si, comme dans le film de Kubrick, il y avait effectivement quelque chose au fond de la baignoire? Et si la créature vous noyait dans une eau trouble et surnaturelle? Des images, presque des flashes, vous reviennent en mémoire : Danny, avec ses converses rouges (le détail qui tue, quand même, les converses rouges vif !), qui pousse la porte d'un air timide, les mains d'un cadavre féminin l'étranglant...La nausée vous vient presque. Ah, ils sont doués vos potes, quand même !
D'un bond, vous êtes au bord de la baignoire et rien, il n'y a rien. Rien d'autre qu'une araignée qui vous toise du siphon. Vous sortez votre appareil photo de votre sac, matraquant la petite pièce sinistre. De quoi alimenter votre blog, songez-vous. Vous voyez déjà ça "blog star : il a affronté la maison de l'horreur" avec votre tronche souriante à côté.
Alors que vous tirez le portrait à l'araignée, vous sentez une respiration dans votre nuque. Préférant faire comme si de rien n'était, vous ne bougez pas, seules vos mains se crispent sur l'objectif. Puis, d'un geste brusque, vous bousculez la chose et sortez, en ayant tout juste le temps d'apercevoir une chose immonde. Ah vive les effets spéciaux !




# Posté le samedi 31 décembre 2005 05:21

Modifié le dimanche 08 juin 2008 13:42

Révise bien tes cours de biologie, mon enfant.

Révise bien tes cours de biologie, mon enfant.



Au pas de course, vous grimpez à l'étage suivant, ignorant trois pièces et entrant dans la quatrième, un choix très logique puisqu'il se base sur l'état de délabrement de la porte. Puis il faut aussi dire que vous avez utilisé la plouf, un moyen très scientifique, c'est bien connu. C'est encore une chambre, et, par mesure de précaution, vous contournez soigneusement le lit pour vous intéresser davantage à l'armoire traditionnelle dans le coin opposé. Ils sont dedans, c'est gros comme une maison. Vous attendez un instant, bras croisés, regard blasé, vous attendant à les voir surgir en criant "bouh !". Mais, rien. Ils sont franchement décevants.
Vous ouvrez la porte d'un geste brusque, farfouillez parmi les vieilleries qui s'y trouvent, seul un craquement vous en détache. Vous repoussez un manteau de fourrure poussiéreux pour examiner un grand manteau rouge, un manteau qui bouge convulsivement, comme si quelqu'un s'y trouvait, quelqu'un secoué d'un rire silencieux. Vous détachez les boutons d'un geste rageur. C'est un squelette qui s'y trouve. Vous laissez échapper une exclamation de surprise, fixant d'un air horrifié la tête qui semble sourire niaisement. Celle-ci se détache brusquement et vous mord le nez. Un éclat de douleur vous parcoure le visage, vous saisissez le crâne facétieux, tentant de le détacher de vous sans que le nez ne parte avec. Vous parvenez à lui ôter votre appendice nasal, que vous souhaitez garder, quand même. C'est plus esthétique. Frissonnant, commençant à vous demander si vos amis ont vraiment quelque chose à voir avec tout ça, vous quittez la pièce en courant.



# Posté le samedi 31 décembre 2005 05:31

Modifié le dimanche 08 juin 2008 13:53

Je vais t'offrir le choix que je n'ai jamais eu [Lestat dans Interview with the vampire, le film]

Je vais t'offrir le choix que je n'ai jamais eu  [Lestat dans Interview with the vampire, le film]


La raison aurait voulu que vous n'entriez pas dans une maison hantée, mais vous ne l'avez pas écouté. La raison aurait voulu que vous n'alliez pas dans le grenier, et là encore, vous avez fait fi de la petite voix qui vous commandait de redescendre. Le grenier apparait au détour d'un escalier : une salle sous les combles, où ce qui ressemble à deux cercueils poussiéreux trônent. Ce qui vous hérisse : vous êtes allergique à la poussière.
Quelques pas vous séparent des boîtes, vous les franchissez pour tomber à genou devant le premier. Etrange boîte que celle-ci, faite de bois vermoulu. Soudain, le couvercle frémit. Vous vous reculez un petit peu. Le couvercle commence à pivoter et une main d'un blanc marmoréen en sort, vous fait signe d'approcher. Vous vous exécutez, comme hypnotisé par l'éclat des yeux qu'il vous semble discerner dans l'ombre. La main vous colle deux gifles, et retourne dans les tréfonds du cercueil. Bonjour l'hospitalité dans cette baraque, songez-vous, outré. Vous alliez faire demi-tour quand vous entendez un grincement de sinistre augure : vous pivotez lentement à la McFly dans Retour vers le futur. Un vampire roux d'une beauté stupéfiante s'est extrait du second cercueil, époussète sa veste, vous observe puis fait un pas vers vous, fixant de ses yeux ambrés votre cou, qu'il doit trouvé bien appétissant. Il vous fait même un sourire carnassier, vous auriez préféré qu'il n'en fasse rien car vous avez pu ainsi admirer ses deux longues, très longues et très pointues, canines. Vous avez toujours votre appareil photo dans les mains et lui envoyez très soudainement le flash dans la figure. Avec un grognement, le pseudo Dracula se carapate dans son cercueil. Un coup d'½il par la fenêtre vous apprend que la nuit est tombée. Comme le vampire ne fait pas mine de bouger, vous essuyez les carreaux crasseux de la fenêtre du bout de votre manche afin d'observer le jardin côté portail. Cela fait déjà plusieurs heures que vous êtes à l'intérieur, pourtant vous auriez juré que cela ne faisait qu'un quart d'heure. Comme c'est étrange ! Oh, c'est la pleine lune !



# Posté le samedi 14 janvier 2006 11:53

Modifié le dimanche 08 juin 2008 14:15

Aucun rapport avec les Spice Girls, je promet ! >_<

Aucun rapport avec les Spice Girls, je promet ! >_<


Vous vous détachez de la contemplation du ciel nocturne, qui, malgré tous ses attraits devient vite un spectacle monotone, surtout quand on se trouve dans une situation semblable à la votre. Alors que vous vous apprêtez à redescendre les escaliers, Wannabe-Dracula rejaillit comme un diable de sa boîte, expression qui signifie ici " sort très rapidement de sa jolie petite boîte en pin en s'empêtrant dans sa cape". Ce qui gâche un peu sa sortie, car avouez que se casser la figure manque singulièrement de chic. Vous n'attendez cependant pas qu'il se relève et préférez descendre les escaliers au pas de course, manquant vous étaler de tout votre long sur le sol crasseux. Au dessus de votre tête se font entendre des craquements de sinistre augure.
Vous marchez quelques temps sans but, et au détour d'une porte découvrez un long couloir éclairé à la bougie, et,au bout, un imposant escalier. Cette maison s'avère être un vrai labyrinthe : vous auriez presque l'impression qu'elle est vivante et qu'elle se modifie à volonté. Idée stupide, on en conviendra. Et pourtant...



# Posté le dimanche 15 janvier 2006 08:40

Modifié le lundi 09 juin 2008 14:33

Mélange pseudo-culturel entre Shining, le guépard, Titanic, Madonna et Harry potter.

Mélange pseudo-culturel entre Shining, le guépard, Titanic, Madonna et Harry potter.


Vous parvenez en haut de l'escalier, vous sautant l'âme d'une Rose attendant que son beau Jack Dawson la rejoigne (ou vice-versa, c'est selon). Vous vous apprêtez à descendre les marches à la Hermione Granger quand un mouvement attire votre regard. Dans la salle, des gens sont en train d'affluer. Par mesure de précaution, vous vous accroupissez et observez à travers les barreaux de la rampe.
Ce sont des danseurs, d'élégantes dames aux amples jupes, des hommes à l'air sérieux et au frac impeccable (pas de Don Calogero Sedàra en puissance, donc.). Les hommes entrainent ces dames dans une joyeuse valse, la main légèrement posée sur les étoffes vaporeuses de leur robe. Mais un phénomène étrange semble se produire : à chaque tour, les danseurs semblent se désagréger pour ne plus former qu'un vague résidu fantomatique. Frottant vos yeux, persuadé d'avoir été victime d'une hallucination, vous rebroussez chemin, arpentant les couloirs les mains dans les poches, en sifflotant. Pour vous rassurer, vous vous risquez même à fredonner le dernier tube de Madonna (non plus hang up mais 4 minutes...). Vous esquissez même quelque pas de danse. très honnêtement, ne tentez jamais la star'ac, vous n'avez pas le niveau.
Vous vous retournez brusquement, persuadé d'avoir entendu quelque chose. Là ! la tenture bouge, ondulant légèrement. D'un coup sec et brusque, agissant rapidement pour ne pas faiblir, vous tirez dessus pour vous retrouver face à...vous même.





# Posté le dimanche 15 janvier 2006 09:21

Modifié le lundi 09 juin 2008 14:46