Chandler Bing : Oh, that's a dear-diary moment !

Chandler Bing : Oh, that's a dear-diary moment !



Votre main se pose spontanément sur votre coeur, ce brave petit muscle qui a bien faillit vous lâcher (ce qui aurait été dommage, tout de même...). Ce n'était qu'un miroir, une vulgaire glace, pas de quoi fouetter un chat (sinon j'appelle la SPA....ah ah, mon humour est naze...).
Vous avez donc été effrayé par votre propre reflet, ce qui vous suivrait jusqu'au troisième âge si vos amis savaient cela. Vous pouvez bien compter sur eux pour ne pas vous laisser oublier la moindre petite humiliation. Vous remettez en place la tenture, qui exhale une odeur de moisi prononcé, et poursuivez. Vos yeux se posent sur une esquisse représentant le manoir, puis sur une énorme araignée qui vous fait des grimaces depuis le plafond. Vous descendez des escaliers, afin de retourner dans des lieux connus, poussez une porte au hasard.
Ce n'est qu'une bibliothèque, qui a l'air bien innocente : rien que de grandes étagères ployant sous des milliers d'ouvrages centenaires, à l'odeur de vieux papier enivrante et aux pages jaunies par des années passées à attendre en vain un lecteur. Vous saisissez un des livres par la tranche, vous soufflez dessus pour en ôter la poussière, observez la couverture de cuir craquelée. D'un geste délicat, vous l'entrouvrez, lisez les premières lignes d'une écriture manuscrite, fine et élégante. C'est le journal intime d'une jeune femme, qui vous enjoint de ne pas lire ses secrets si d'aventure vous tombiez sur ses écrits. Ignorant cette demande, vous feuilletez l'ouvrage, avant de vous arrêter à la dernière page, sur laquelle vous lisez : Dix-huit septembre 1890 : cette nuit, je suis morte de la main de Dominique.



# Posté le samedi 25 février 2006 14:36

Modifié le mercredi 06 août 2008 09:51

The Bibliophobe mène l'enquête [ nan c'est pas un titre de la bibliothèque verte ]

The Bibliophobe mène l'enquête [ nan c'est pas un titre de la bibliothèque verte ]
Vous restez aussi pétrifié qu'une statue du Louvre : cette demoiselle, de toute évidence morte, a inscrit sa mort dans son journal comme s'il s'agissait d'un évènement anodin. Vous en tombez par terre (littéralement), et feuilletez le journal. Vous avez l'impression désagréable de violer la vie privée de cette jeune femme, mais tiraillé par la curiosité, vous tournez les pages avec intérêt. Ainsi, vous apprenez que la jeune dame venait de se fiancer avec le plus beau parti de la région, qu'elle s'appelait Madeleine et avait dix-neuf ans. Elle est morte le jour de ses noces. Nulle mention d'un ou d'une Dominique avant la funeste note du 18 septembre. Un frisson parcourt votre échine. Et si l'âme de la malheureuse hantait encore les lieux ? Vous secouez la tête. Vous regardez décidément trop de films d'horreur.
Tout tremblant(e), vous vous levez et examinez les autres livres, vestiges d'une ère révolue où seule la lecture illuminait les longues veillées d'hiver.
Quelque chose attire votre regard : un morceau de papier dépasse de sous le tapis. c'est une photographie, très vieille, le papier en est tout craquelé. On y voit une mariée entourée d'un vieil homme à la moustache imposante et d'une femme austère, ainsi que d'autres personnes à l'air guère plus aimable. Madeleine, car vous vous doutez que c'est elle, a l'air sereine, l'image d'une beauté tranquille en un doux matin de septembre. Il ne lui restait probablement que quelques heures à vivre : elle ne connaîtra jamais les joies nuptiales, son futur mari ne l'a probablement jamais embrassé. Vous vous sentez troublé de contempler ainsi cette photographie d'un jour qui aurait du être heureux et festif. Elle a été fauchée en pleine jeunesse. Vous imaginez une famille éplorée, le jour de noce transformé en jour de deuil, les fleurs du mariage fleurissant une tombe fraîchement creusée. On se croirait dans le monologue de Capulet dans Roméo et Juliette.
Le coeur lourd, vous quittez la bibliothèque.

# Posté le samedi 25 février 2006 15:56

Modifié le dimanche 12 avril 2009 14:18

Noces Funèbres [Oui, j'aime bien Tim Burton, pas vous?]

Noces Funèbres [Oui, j'aime bien Tim Burton, pas vous?]

Une nouvelle fois, vous mettez votre destin dans les mains de la fortune et poussez une porte (la poignée en laiton vous semble attrayante). Une toile d'araignée vous colle au visage, mais par chance, sa propriétaire l'a désertée.
Vous vous en débarrassez (il vous en reste dans les cheveux, au fait) et observez la pièce, qui s'avère être un bureau. Vous décidez d'ouvrir les tiroirs du secrétaire qui est à votre gauche : rien dans le premier tiroir, si ce n'est une grosse araignée velue (ah, elle était donc là, la coquine !). Découragé, vous n'ouvrez pas les autres tiroirs. Vous vous penchez sur le bureau crasseux, un bonheur d'antiquaire farfelu.
Quelque chose bouge, sur votre droite ! Un rideau miteux cache quelque chose, et derrière ce rideau, vous avez bien vu deux yeux jaunâtres vous fixer. Le rideau bouge, la chose se jette sur vous !

Vous suffoquez et avalez des poils. Vous chutez à terre. Des deux mains, vous tirez sur la chose qui se cramponne à votre crâne et l'envoyez bouler. La chose retombe sur ses pattes avec un "miaou" strident. Un chat ! ce n'est qu'un chat !Il vous toise d'un air mauvais et vous présente son derrière avant de disparaître sous le bureau. De la, vous voyez les deux prunelles jaunes suivre vos mouvements tandis que vous vérifiez que votre nez, déjà traumatisé par le crâne du placard, est toujours là. Rassurez-vous, il est toujours là, mais balafré par un coup de griffe adroit du monstre. Ne vous inquiétez pas, de nos jours, la chirurgie esthétique fait des miracles.

Un peu plus loin, vous observez le papier peint fané en songeant que le même ferait très bon effet dans vos toilettes, avec le papier toilette assorti, cela va de soi.
Ce fut très rapide bientôt il n'y eut plus rien. Vous vous frottez les yeux : était-ce une hallucination, cet ½il qui vous regardait, par là-bas? Vous désirez en avoir le coeur net et ouvrez la porte où vous avez vu un regard d'un grand coup de pied à la Jacky Chan. Vous entrez. Rien. Bizarre.
Il y a un grand tableau un peu sinistre représentant un château dans une vallée : vous touchez la peinture, ce qui provoque la chute de la toile. Derrière, il y a un passage, un long boyau plongé dans le noir. Pour passer, vous devez vous courber, et vos cheveux sont gris de poussière. Vous avancez. Un grand bruit vous fait sursauter : quelqu'un a remis le tableau, et bouche l'entrée ! Vous avez beau pousser, rien n'y fait, vous êtes coincé !
Un froissement de tissu se fait entendre. Près de vous. Tout près de vous. Trop près de vous.

# Posté le dimanche 26 février 2006 06:17

Modifié le dimanche 12 avril 2009 14:33

N'oubliez pas le guide !

N'oubliez pas le guide !




Visiteur, l'unique chose que je te demande, c'est ton avis. Merci.

# Posté le dimanche 26 mars 2006 07:14

Modifié le mardi 25 mars 2008 10:02

Pétrifié par la terreur, vous entendez un grattement et une bouffée d'air putride vous atteint au visage. Vous chancelez ! En voila un qui n'a pas du se brosser les dents depuis un siècle ou deux ! Vous tendez la main en aveugle, happez un morceau de tissu qui se dérobe aussitôt. Un éclair lumineux (on se croirait au métropolis, yeah !) vous éblouie.Quand l'intensité baisser, vous apercevez quelque chose...votre peau se couvre d'une fine pellicule de sueur. Mu par un réflexe, vous foncez en avant, bousculez quelque chose de frêle, qui tombe sous le choc. Vous prenez vos jambes à votre cou, comme vous n'avez jamais couru car vous entendez quelqu'un à votre suite. Mais, fort heureusement pour vous, les bruits finissent par s'estomper, puis disparaître. Ouf. C'était moins une. En plus vous avez un point de côté. Vous vous laissez glisser contre la paroi grasse du boyau, faible et terrifié.

Pétrifié par la terreur, vous entendez un grattement et une bouffée d'air putride vous atteint au visage. Vous chancelez ! En voila un qui n'a pas du se brosser les dents depuis un siècle ou deux ! Vous tendez la main en aveugle, happez un morceau de tissu qui se dérobe aussitôt. Un éclair lumineux (on se croirait au métropolis, yeah !) vous éblouie.Quand l'intensité baisser, vous apercevez quelque chose...votre peau se couvre d'une fine pellicule de sueur.  Mu par un réflexe, vous foncez en avant, bousculez quelque chose de frêle, qui tombe sous le choc. Vous prenez vos  jambes à votre cou, comme vous n'avez jamais couru car vous entendez quelqu'un à votre suite. Mais, fort heureusement pour vous, les bruits finissent par s'estomper, puis disparaître. Ouf. C'était  moins une. En plus vous avez un point de côté. Vous vous laissez glisser contre la paroi grasse du boyau, faible et terrifié.

Votre main heurte quelque chose, sur le mur : on dirait une applique murale. Vous l'actionnez : une lumière faiblarde jaillit. Vous êtes arrivé(e) dans une salle carrée, spacieuse et pavée inégalement. Au mur, il y a une mosaïque très moche, au dessin presque effacé. ça fait très vieille piscine. Au centre, il y a un bloc de pierre taillée, on dirait une table pleine. Vous vous approchez : il y a une date inscrite sur le couvercle : 23 décembre 1868-18 septembre 1890.
Vous effleurez de votre main la pierre , retraçant de votre doigt les chiffres gravés. 18 septembre 1890 . La date de la mort de Madeleine . Vous restez là , prostré , dans une attitude de recueillement . Soudain , vous sentez la pierre frémir sous vos mains . Le caveau semble vibrer. La pierre bouge ! la mariée défunte va sortir de sa tombe ! Et la pierre commence à pivoter, pivoter...
Puis tout s'arrête. Le caveau ne s'ouvre plus, mais une main humaine s'en extirpe péniblement et tâtonne. Une main humaine et parfaitement normale, aux doigts longs et déliés d'aristocrate. Vous restez immobile. Vous ne bougez pas, vous en êtes incapable.

- Aide moi.

La voix vient du caveau et est faible et plaintive. Après une courte hésitation, vous décidez de l'aider, mu par une soudaine grandeur d'âme. Vous vous sentez généreux tout d'un coup et décidez de tirer sur le couvercle pour l'ouvrir , mais il faut avouer que c'est très lourd ! vous peinez , le couvercle bouge centimètres par centimètres et soudain vous vous retrouvez sur les fesses car vous avez réussit à ouvrir le caveau. De celui-ci vient de s'extirper d'un mouvement leste la plus belle créature de sexe opposé que vous ayez jamais vu . C'est...c'est l'incarnation même de la beauté !

- ouff , j'ai bien cru que j'allais rester là pour toujours ! on m'a enfermé dedans alors que je visitais cette vieille baraque !

# Posté le dimanche 25 juin 2006 05:35

Modifié le dimanche 12 avril 2009 15:02