aux gens qui passent

aux gens qui passent
Merci .

# Posté le mercredi 22 novembre 2006 12:37

Modifié le lundi 09 juin 2008 14:54

Cette maison, c'est limite Meetic faut croire !

Cette maison, c'est limite Meetic faut croire !


- Je ne saurais comment vous remercier de m'avoir sortit d'ici ! J'ai bien cru que j'allais y rester pour l'éternité ! s'exclame l'inconnu(e) en s'époussetant.

Heu, je ne sais pas, songez-vous avec humour, mais que dites-vous d'une folle nuit d'amour, créature de rêve?
Il/elle vous considère un moment puis, semblant vous juger digne d'intérêt, vous tend la main afin de vous aider à vous relever. Une main secourable n'étant pas de refus tant vous êtes désorienté(e).
L'autre parcourt la pièce, admire son ancienne prison d'un ½il satisfait. Puis, il/elle fait volte-face et darde sur vous un regard troublant. Qu'il/elle est sublime ! Tant de perfection dans les traits du visage, tant de grâce dans les mouvements de ses membres souples !

- ça faisait un moment que j'étais dedans ! tout ça parce que j'avais trouvé ceci !

Il vous tend un morceau de papier jauni et abîmé. On dirait une page du journal. Bien sur, vous lisez.

En cette belle matinée de printemps, je m'en vais rendre visite à la famille de mon cher et tendre fiancé. Il habite sur les hauteurs de la ville, dans un quartier huppé où je prends toujours plaisir à me balader. Ses deux s½urs, revenues de pension, m'ont ainsi fait l'hommage de leur présence et m'ont offert une tasse de thé. L'aînée, qui doit avoir quelques années de moins que moi, m'a fait l'effet d'une créature précocement aigrie par la perte de leurs parents il y a quelques années. Elle semble déjà âgée , tant du fait du pli amer de sa bouche que par le regard qu'elle pose sur moi , comme si elle consentait tout juste à me regarder . Je sais qu'elle aime beaucoup son frère. La plus jeune, elle, semble porter sur le monde un regard tranquille, comme seule une enfant de 7 ans peut le faire. Elle est taciturne, semble me porter de l'amitié, mais a peu parler. Elle a passé tout l'entretien à faire rouler dans ses doigts ronds son médaillon...

# Posté le dimanche 26 novembre 2006 11:06

Modifié le dimanche 12 avril 2009 15:09

Dans dix minutes, je nous déclare officiellement perdu !

Dans dix minutes, je nous déclare officiellement perdu !


Okay, ça ne vous apprend pas grand chose, à part que Madeleine avait un style un peu pompeux et très suranné. L'inconnu(e) fixe vos pieds avec un intérêt évident (en effet, quoi de plus passionnant que des pieds, superbement moulés dans des converses dernier cri maculées de boue ?).
Un tas de questions vous brûle la langue, et la plus évidente est bien entendu "comment est-ce qu'on sort de cette putain de baraque?!". Mais vous pensez également à "quel est le numéro de la sublime créature de rêves piégé avec vous?". Et quitte à mourir, autant en profiter un peu avant, non? Vous avez vu ça dans les Bronzés font du ski.
Vous vous raclez la gorge, l'inconnu(e) interrompt donc son étude du logo "All Stars".

- Heu, tu t'appelles comment?

- Peu importe mon nom.

Vous vous étranglez : ainsi, vous venez de vous prendre un râteau ! Charmant ! L'autre se détourne de vous et lorgne ostensiblement du côté de la sortie, ayant visiblement envie de quitter les lieux, ce qui est compréhensible. Justement, il/elle sort ! Vous le/la suivez, désirant rester dans le sillage d'un être aussi exceptionnel.
A la suite de votre nouvel(le) ami(e), vous revenez dans le hall : il/elle s'assoit par terre et vous regarde tenter d'enfoncer la porte, ce qui a l'air d'être assez drôle à ses yeux. Il/elle ne lèverait pas le petit doigt pour vous aider et s'il/elle avait une cigarette, vous croyez qu'il/elle serait parfaitement à son aise. Vous lui demandez que faire. Il/elle ne répond pas tout de suite, mais cela vous est égal, car vous êtes perdu dans la contemplation de ses lèvres frémissantes, à la forme parfaite.

- l'aile est semble être un choix justicieux.

Tels sont ses mots.
Et sans vous laisser le temps de répondre , il/elle pars d'un pas vif . Un peu plus loin, vous voyez la porte de la bibliothèque entrouverte : un bruit de pages qu'on déchire vous fait dresser l'oreille...il y a quelqu'un ou quelque chose dedans !

# Posté le mardi 28 novembre 2006 15:18

Modifié le dimanche 12 avril 2009 15:26

Inquiétudes (justifiées ?)

Inquiétudes (justifiées ?)
Un bruit de papier froissé sous votre pied : vous vous baissez, ramassez, lisez...

Nous sommes déjà à la veille des noces et j'ai pour mon avenir le plus sombre des pressentiment . Tout comme une flopée de nuages noirs s'amoncellent au dessus du manoir , mon avenir qui devrait être radieux me semble bien incertain.Une série d'évènements étranges bouleverse les préparations des épousailles , et je ne peux m'empêcher d'y voir un mauvais présage . Hier , une partie de mon trousseau a été retrouvé dans un fort piteux état , les tissus précieux lacérés , obligeant ma mère et mes s½urs a ravauder le tout tout le jour durant . De même la sublime pièce montée a été retrouvé trônant au milieu du cimetière familial , la figurine du marié ornant le dessus ayant un sourire un peu plus étiré que la veille et dans le regard une étincelle cruelle. Un cri d'horreur m'échappa quand je vis que la mariée était étêtée .Ce que j'identifiais à du coulis de tomate maculait la petite robe de dentelle . Ce mariage est promis à la plus horrible des fins , me semble-t-il , les mânes de mes ancêtres me le soufflent à l'oreille quand je parcours la galerie des tableaux familiaux .Ô Seigneur , qu'est-ce qui m'attend donc?Suis-je donc promise au trépas et n'aurais-je donc d'autre époux que le terrible gardien des enfer ? rejoindrais-je bientôt les bras glacés de la mort plutôt que ceux , accueillant de mon cher et tendre promis? que Dieu nous vienne en aide !

# Posté le mercredi 27 décembre 2006 06:27

Modifié le samedi 18 avril 2009 14:34

soyons fous !voila la suite

soyons fous  !voila la suite
Vous mettez la boule de papier chiffonnée dans votre poche et , prennant votre courage à deux mains vous penétrez dans la bibliothèque .
Tout y est calme : la chose a due vous entendre venir car elle a disparue. Au milieu de la pièce , se trouve ouvert le journal de Madeleine , où tout du moins ce qu'il en reste : les pages ont été méthodiquement arrachées et quelques fragments subsitent encore autour . Du bout du pied vous les touchez : auriez-vous peur qu'ils vous mordent ?
L'individu du caveau ne vous a pas suivit: il est resté en retrait .Vous vous sentez néanmoins oppressé par une présence , vous distingué comme un murmure le long des hautes étagères de livres .La poigne froide de la peur se referme avec vigueur sur votre coeur .et si vous alliez faire un tour vers le fond de la bibliothèque...

Vous avancez vers le fond de la bibliothèque , réfrenant à grand peine une envie de partir au courant .Pour vous rassurez vous êtes tenté de fredonner les paroles d'une chanson , peut-être pour amadouer l'éventuelle chose qui doit vous attendre là-bas . Si vous êtes autant conscient du danger , pourquoi continuez-vous? vous ne savez pas , vos pas ne vous appartiennent plus .Au fond il y a une petite porte entrouverte , elle se rapproche. La pousser , ne pas la pousser , tel est votre affreux dilemme .Mu par une impulsion subite vous vous saississez d'un des livres sur une des étagères : le tome numéro 13 de l'encyclopédie des insectes en 30 pavés .Allons-y...

# Posté le dimanche 28 janvier 2007 04:42

Modifié le dimanche 12 avril 2009 14:45