- Je ne saurais comment vous remercier de m'avoir sortit d'ici ! J'ai bien cru que j'allais y rester pour l'éternité ! s'exclame l'inconnu(e) en s'époussetant.
Heu, je ne sais pas, songez-vous avec humour, mais que dites-vous d'une folle nuit d'amour, créature de rêve?
Il/elle vous considère un moment puis, semblant vous juger digne d'intérêt, vous tend la main afin de vous aider à vous relever. Une main secourable n'étant pas de refus tant vous êtes désorienté(e).
L'autre parcourt la pièce, admire son ancienne prison d'un ½il satisfait. Puis, il/elle fait volte-face et darde sur vous un regard troublant. Qu'il/elle est sublime ! Tant de perfection dans les traits du visage, tant de grâce dans les mouvements de ses membres souples !
- ça faisait un moment que j'étais dedans ! tout ça parce que j'avais trouvé ceci !
Il vous tend un morceau de papier jauni et abîmé. On dirait une page du journal. Bien sur, vous lisez.
En cette belle matinée de printemps, je m'en vais rendre visite à la famille de mon cher et tendre fiancé. Il habite sur les hauteurs de la ville, dans un quartier huppé où je prends toujours plaisir à me balader. Ses deux s½urs, revenues de pension, m'ont ainsi fait l'hommage de leur présence et m'ont offert une tasse de thé. L'aînée, qui doit avoir quelques années de moins que moi, m'a fait l'effet d'une créature précocement aigrie par la perte de leurs parents il y a quelques années. Elle semble déjà âgée , tant du fait du pli amer de sa bouche que par le regard qu'elle pose sur moi , comme si elle consentait tout juste à me regarder . Je sais qu'elle aime beaucoup son frère. La plus jeune, elle, semble porter sur le monde un regard tranquille, comme seule une enfant de 7 ans peut le faire. Elle est taciturne, semble me porter de l'amitié, mais a peu parler. Elle a passé tout l'entretien à faire rouler dans ses doigts ronds son médaillon...