...

...
La porte est devant vous , solide mais abîmée par le temps et l'humidité relative de la pièce . D'ailleurs , le livre que vous serrez contre votre torse a les pages gondolées et piquetées de taches de moississure (bon apétit bien sur) . Bon ,let's go dirait un anglophone. Vous donnez un gout de pied dans la porte (désolée pour vos converses mais hein fichues pour fichues , ça donne un look quoi ! )qui avec un sinistre grincement s'ouvre sur des ténébres qui vous donne envie de prendre vos jambes à votre cou. Le livre brandit devant vous comme un bouclier , vous entrez .Une odeur fétide s'infiltre dans vos narines , mélange de renfermé , de poussière et d'autre chose que vous ne connaissez pas . Quelque chose de dur vous frôle la tempe , vous avancez d'un pas encore et là...CRAC quelque chose vous tombe dessus et vous fait chuter à terre.
Au sol vous sentez sa masse vous clouer au sol . Vous hurlez , puis tentant de vous maîtriser vous tâtez la chose pour tacher de deviner ce que c'est...un crâne , deux orbites creuses , des dents dévoilées : un squelette entier vous ait tomber dessus . Pris de panique vous essayer de le repousser , vous n'y arriver pas malgré son immobilité .Vous transpirez à tout va , vos dents s'entrechoquent ,votre coeur s'emballe ...et où est votre camarade quand vous avez besoin de lui/elle !

Avec rage vous tachez de repousser au plus loin le squelette mais il se trouve que un vieux tas d'os c'est tout de même relativement lourd . Comme vous peinez à vous dégager ,vous songez à appeller votre camarade , seulement celui/celle-ci n'a pas daigner vous donner son nom.
Comme vous êtes dans une situation pour le moins délicate , vos idées sont loin d'être claires et la seule solution qui vous vient à l'esprit est de hurler (au diable la discrétion , de toute façon ce n'est pas le squelette que vous risquez de réveiller ) :
- Trucbidulechouette ramène toi j'ai besoin de toi.
Un silence vous répond .Vous recommencez à trouer le silence de vos appels desespérés.
- Oh , oh c'est bon , cesse donc de crier comme un putois ! tu sais que tu es follement drôle ?
Vous tournez votre tête vers l'encadrement de la porte , d'où l'autre vous regarde , les bras croisé sur son torse avec un regard goguenard .

L'autre semble ne pas avoir apprécié le ton venimeux de votre réplique et fais quelque pas nonchalants dans votre direction . D'une voix suave il/elle dit :

-Pourquoi t'aider alors que tu es si drôle à regarder ?

Profondément agacé , vous retenez à grand peine le flot d'injures qui inonde votre bouche et menace d'en sortir dans un grand raz-de-marée extrêmement offensant pour cette individu que vous n'auriez jamais du sortir de son caveau .

- Oh toi...je...toi ! murmurez-vous entre vos dents serrées .
L'autre sourit , se penche vers vous et met sa main en cornet devant son oreille .

- mille excuses je n'ais pas entendu car vous êtes en dessous d'un squelette et qu'apparemment ça gêne la propagation des sons . dit-il/elle avec un air goguenard

Vous vous debattez de plus belle quand soudain l'idée vient .

- Ce que j'en dis c'est que je t'as tiré de ton caveau et que si tu ne serait-ce qu'une once d'honneur , tu te dois d'honorer ta dette et donc me sauver à ton tour la vie ! lancez-vous triomphalement .

L'autre , qui vous surplombait de toute sa hauteur abaisse la tête , surpris .

- Ma foi , dit-il/elle , je suis un homme/femme d'honneur , je m'en vais donc te libérer . De surcroit , tu me seras surement utile par la suite.
Il/elle tente de repousser du pied le squelette , sans autre résultat que de faire frotter le crâne du squelette contre votre nez .

L'inconnu(e) du caveau vous jette un regard venimeux .
- Je daigne te venir en aide , je ne pense pas que tu sois en mesure de me faire des reproches.
- Ce ne sont pas des reproches , juste des conseils assurez-vous en tentant d'échapper au bouche-à-bouche inévitable avec le crâne .
Votre compagne/on , quelque peu énervé par le peu de succès de son entreprise , donne un bon coup de pied dans la cage thoracique du squelette , qui tressaute et dont une côté se brise en partie et écorche votre ventre . La tête du squelette a eu un soubresaut et en retombant vous a abîmé le nez , qui avait déja bien souffert .
- ça suffit maintenant ! tu vois la chose qui termine tes bras? eh bien tu prend ton courage à deux mains (whoh) et tu en fais usage piaillez-vous en sentant une traînée de sang se dessiner sur vos lèvres .
L'inconnu(e) serre les dents , préférant taire les mots fielleux envahissant sa bouche plutôt que de les laisser se déverser sur vous et avec une mine de profond dégout applique ses mains aristocratiques contre les côtes du squelette afin de le repousser . Avec un soupir de soulagement vous sentez le poid qui vous comprimait disparaître et vous vous relevez tant bien que mal . Vous pressez un mouchoir contre votre nez , observez avec une grimace la belle éraflure ornant votre estomac et vous tournez enfin devant celui/celle , que à contre-coeur vous devez bien appeler votre sauveur/se .

# Posté le jeudi 01 mars 2007 11:36

Modifié le dimanche 12 avril 2009 15:11

suite

suite
Alors que vous passez devant votre compagne/on avec un maintien impérial qu'aurait salué toutes les grandes cours d'autrefois , celui-ci/celle-ci plonge avec nonchalance sa main dans sa poche et en ressort avec une lenteur exaspérante un morceau de papier chiffonné. c'est d'ailleurs ce bruit de papier qu'on extrait puis qu'on déplit qui vous fait pivoter , avec curiosité .
L'autre parcourt le papier avec un interet presque palpable ; n'y tenant plus , d'un mouvement preste de la main , vous lui arrachez ce qu'il lit avec tant d'attention . Au diable la politesse , songez-vous , surtout quand on est en présence d'un tel malotru !
Le morceau de papier est encore un extrait du journal ...

Plus le nombre d'heures qu'il me reste à passer en tant que fiancée diminuent , plus je sens le malaise s'accroitre et m'opresser , tel un poids sur ma cage thoracique. Oh , mais que m'arrive-t-il donc ? ne suis-je donc point comme les autres filles ? n'importe laquelle de mes soeurs , cousines ou amies se réjouiraient d'un aussi beau mariage !Outre un mariage avec un homme que je respecte et pour qui j'ai la plus tendre affection , j'épouse le plus beau partit de la ville , comme Mère se plait à le répéter . Demain j'irais vivre dans leur superbe manoir qui sera dès lors le mien. Mais pourquoi ne puis-je être heureuse? j'ai comme l'impression que demain est imprégné de malheur et que cette journée est maudite...ou que je le suis. De plus Dominique ...

Le reste des mots sont brouillés , surement par de l'eau . Toujours est-il que vous ne discernez rien de plus.


Quelle peut être la suite de la phrase?


Celle de Benoît est excellente , elle m'a bien fait rire ^^

# Posté le samedi 14 avril 2007 17:27

Modifié le dimanche 15 avril 2007 06:17

bienvenue dans le monde de l'étrange hum hum [le silence]

bienvenue dans le monde de l'étrange  hum hum [le silence]

Le silence. Le silence, oppressant, inquiétant, vous étouffant comme une chape de plomb. Le silence pesant des cimetières, ces demeures de trépassés ou viennent se recueillir les vivants endeuillés, le silence effrayant des films d'horreur au moment où la blonde de service (désolée j'ai pas pu résister) est sur le point de se jeter dans les bras du tueur au couteau à fromage, le silence.
Un long couloir se déroule devant vous, un long corridor plongé dans une semi obscurité uniquement et faiblement éclairé par quelques bougies, que quelqu'un, ou quelque chose a allumé. Les flammes semblent agitées par un souffle imaginaire , prises dans une danse démoniaque et projettent sur les murs au papier peint défraîchis des ombres fantomatiques se mouvant comme en proie à une terrible agonie . Charmante comparaison, vous en conviendrez.
Un long tapis d'un rouge sombre renforce l'atmosphère inquiétante de cette partie de la maison où vos pas (ou le destin) vous ont menez. Votre pied se prend dans un replis du tapis , votre corps commence à basculez , vous battez des bras , ceux-ci tentent de se raccrocher , manquent la main de votre camarade ,le sol se rapproche à vive allure , c'est la chute , vous tombez lourdement sur le sol , votre torse heurte brutalement le plancher sous le tapis , votre poignet sous vous émet un craquement de sinistre augure , votre joue tape par terre . Vous êtes au sol. Rien. Un demi seconde, pas plus. Vous prenez conscience d'être au sol. Et soudain la douleur se déclenche, en une véritable onde qui, partant de votre poignet, remonte votre bras et vous porte au coeur. De petites taches noires troublent votre vue, votre raison s'égare. Puis le vertige se dissipe, seul demeure votre corps qui se rappelle à vous, votre poignet qui vous lance, vos genoux qui souffrent, votre torse qui vous fait savoir qu'il n'a pas apprécié cette chute.
Un temps passe, une seconde, deux puis trois. Votre camarade vous regarde vous asseoir avec précaution, vous contemple examiner votre poignet, qui par chance ne semble pas cassé. Puis, sa voix rompt le silence, le terrible silence que même votre chute n'avait pas brisé.

- Tu ne sais donc point marcher ?!




# Posté le jeudi 19 avril 2007 17:36

Modifié le dimanche 12 avril 2009 14:41

Musique d'outre-tombe n'augure jamais rien de bon !

Musique d'outre-tombe n'augure jamais rien de bon !


Un regard venimeux , un rictus fielleux tordant vos lèvres , vous donnez un bon coup de coude dans les jambes de l'inconnu(e), qui pris de court , chute à son tour. Il/elle proteste , vous lui assenez une bonne remarque acerbe de votre cru , le ton monte quand soudain vous vous figez : un frisson parcourt votre échine .Vous dressez l'oreille : un bruit vous a alerté. Vous faites signe à l'autre de garder le silence , ce qu'il/elle fait de mauvaise grâce. A quatre pattes , vous progressez et si vous n'aviez pas si peur , vous en auriez ri. Le ridicule de la situation n'a cependant pas échappé à votre camarade qui vous couve d'un regard méprisant.
Devant vous le couloir tourne et c'est de là que viens le bruit que votre ouie a subitement perçu. Vos sens sont tous en alerte , votre oreille tente de saisir avec certitude la nature de ce bruit.Plus vous vous rapprochez , plus on dirait de la musique...mais de la musique telle que vous n'en avez jamais entendu . De la musique étrange , solennelle , funèbre presque . Le coude formé par le couloir se rapproche et votre peur augmente. Les battements de votre coeur résonnent jusque dans vos oreilles. Votre estomac est noué , vous déglutissez avec peine. Mais vous continuez à avancer.

# Posté le mercredi 20 juin 2007 16:38

Modifié le dimanche 12 avril 2009 14:41

musique amère

musique amère
Les mains crispées sur le sol , vous inspirez une grande bouffée d'air poussiereux (hum que du bonheur pour les asthmatiques parmi nous ).Votre compagne/on a fait un pas et vous le sentez juste derrière vous , vous dominant de toute sa hauteur et de son mépris.
- Eh bien ! que fait-on? rester ici jusqu'à ce qu'il ne reste de nous que des ossements ?
Vous vous retournez , l'air singulièrement agacé et lui faites signe de se taire . Ce qu'il/elle ignore royalement puisqu'il/elle poursuit à mi-voix :
- est-ce la peur qui paralyse tes mouvements? ce n'est que de la musique !
Vous faites de nouveau volte face , le visage empourpré par l'affront.
- je n'ai pas peur de la musique , mais de ce qui en est la cause ! chuchotez-vous avec véhémence.
Mais , piqué au vif , vous vous relevez , posez votre main sur la tapisserie surrannée qui orne le mur ( hum c'est sympa ces espèces de petits lutins qui se tapent dessus...)et tournez enfin le coin.
Le couloir continue et donne sur plusieurs portes.L'une d'elle est ouverte , où plutôt a été arrachée de ses gonds et l'ouverture ainsi pratiquée vous évoque une plaie béante dans le mur lépreux. Sentant sur vous peser le regard de l'autre , vous bombez le torse et entrez.
La pièce est des plus étranges : elle est circulaire ( ce vous semble vraiment peu possible , mais cela est et à moins de nier ce que voit vos yeux , vous ne pouvez décemment dire que c'est improbable). et dénuée de la moindre couleur.Tout y est dans des nuances de gris. Vous avez l'impression d'avoir basculé dans un film en noir et blanc.
Et au milieu , sur une sorte de petite estrade , se trouve une harpe , dont l'or ternit et poussièreux est devenu avec le temps grisâtre , une harpe dont les cordes ne tiennent plus très bien. Et , vous tournant le dos , une petite fille joue .Elle est vêtue d'une robe surement rose pâle autrefois mais qui a virée gris , une robe au charme désuet , qui fut somptueuse autrefois mais qui est rongée par les mites maintenant. Elle a de belles boucles qui cascadent sur ses frêles épaules , et sa tête est penchée sur le côté , comme si elle était assoupie. Pourtant , lestes et agiles , ses doigts pincent les cordes avec grâce.
Vous soupirez : ce n'est qu'une gamine ! elle ne peut pas être bien dangereuse.
- hého , toi qui es-tu?



# Posté le dimanche 05 août 2007 16:30

Modifié le dimanche 12 avril 2009 14:40